Affichage des articles dont le libellé est Jana. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jana. Afficher tous les articles

dimanche 14 décembre 2014

La Reine Margot - Jana Lichtin (version révisée)

Le film en bref
„La Reine Margot“ est un drame historique de 159 minutes qui joue dans la France de 1572, réalisé en 1994 par Patrice Chéreau d’après le roman d’Alexandre Dumas publié en 1845.
Les acteurs principaux sont Isabelle Adjani qui joue la reine Margot, Daniel Auteuil, Jean-Hugues Anglade, Virna Lisi et Vincent Perez. Le film a gagné deux prix au Festival de Cannes et cinq Césars.

Analyse



                                        



Les deux séquences choisies sont seulement séparées quelques minutes dans le récit et quelques jours dans le temps de l’histoire mais ils se présentent d’une manière très différente. La première scène montre les noces d’Henri et Margot de Navarre, on voit des fêtes à la cour et Margot parle des différents hommes présents à la fête, ce qui montre qu’elle n’est pas du tout amoureuse de son mari, c'est en fait un mariage politique auquel elle a été forcée.
La deuxième scène montre le jour après le massacre de la Saint-Barthélemy. Les rues de Paris sont pleines des hommes massacrés et la scène est marquée par un silence de mort et Margot traverse les cadavres à la recherche de son amant. L'importance particulière des deux scènes existe seulement si on les analyse ensemble parce qu'elles montrent en fait cette contradiction réelle entre le mariage comme union entre catholiques et protestants et le massacre brutal des protestants quelques jours après. 

Le film se place dans un contexte historique réel mais l'histoire est fictionnalisée. Il joue autour le massacre de la Saint-Barthélemy et raconte l'histoire de Margot de Valois qui est forcée au mariage avec Henri de Navarre et tombe amoureuse d'un noble protestant qui s'appelle de la Môle. Sa vie est aggravée par les guerres des religions et les intrigues à la cour. Les thèmes principaux sont intrigues, les amours promiscuité et les tromperies.


Contexte historique
La France du 16ième siècle était troublée par les guerres des religions entre les catholiques et les protestants, appelés les huguenots et le royaume se trouvait dans une position faible. Le pays était gouvernée par la famille des Valois, dans laquelle Catherine de Medici, la reine mère jouait un rôle important parce que c’était elle qui prenait beaucoup de décisions politiques pour leurs fils qui étaient encore trop jeunes ou trop faibles pour régner. Son plus grand but était de préserver la paix en France ce qui devenait de plus en plus difficile à cause des grandes tensions sociales et religieuses. Sous le règne de Charles IX en 1572 le mariage entre sa sœur catholique Margot et le protestant Henri de Navarre qui était prince de sang fut arrangé comme acte symbolique en faveur de la paix. C’était un signe d’une apparente concordance mais quelques jours après tout espoir était détruit par le massacre de la Saint-Barthélemy auquel milles de protestants étaient brutalement tués.
Le massacre de la Saint-Barthélemy avait comme conséquence un affaiblissement durable des huguenots, car beaucoup de ceux qui ne furent pas tués furent choqués et ont abjurèrent leur foi.


A qui la faute ?
La Saint-Barthélemy est ancrée dans l’histoire de France et a été adaptée beaucoup de fois en littérature et en art. Beaucoup de gens, non seulement des artistes et des écrivains mais aussi historiens, ont abordé et abordent toujours ce massacre et essaient d'en donner une explication.










François Dubois : Le Massacre de la Saint-Barthélemy (après 1576).





Sur la peinture de François Dubois, un peintre huguenot, qui a survécu au massacre,  on voit Catherine de Médicis devant des hommes morts, ce qui implique qu’elle les a tué. En fait on a long temps accusé la reine mère d’avoir organisé ce massacre et c’est aussi montré ainsi dans le film.








Du point de vue historique actuel il est plus probable que la famille royale ait perdu le contrôle sur le royaume et les catholiques intransigeants et que ça n’était jamais le but de massacrer  autant de protestants. On peut estimer que le roi ou la reine-mère ait ordonné la mort de l’amiral protestant Coligny et qu’on voulait en fait tuer les meneurs huguenots mais non pas des gens de la population civile. De plus il est assez improbable que le massacre ait été préparé depuis longtemps et que le mariage entre Margot et Henri de Navarre n'ait été qu’un manœuvre de diversion.


jeudi 11 décembre 2014

Performance Luana et Jana (version révisée)







Présentation du dialogue et de son auteur:

Pour la 5ème tâche nous avons cherché un dialogue et nous l‘avons trouvé sur le site internet suivant. (https://francebienvenue1.wordpress.com/about/)
Sur ce site, tous le monde peut apprendre le français comme langue étrangère.
Il s‘agit d‘un groupe d‘étudiants qui élabore chaque semaines des conversations authentiques avec lesquelles nous pouvons entraîner l‘oral. Pour notre tâche nous avons modifié un dialogue qui est sur ce site. (Le dialogue: https://francebienvenue1.wordpress.com/2014/01/18/pour-ses-beaux-yeux/)


Dialogue: Pour tes beaux yeux

Transcription:

J: Jana
L: Luana

L: Bon, Jana, nous avons parlé l‘autre jour du fait qu‘on fait la même chose, entre autre, le matin dans la salle de bain. On met des lentilles avant de sortir, n‘est-ce pas?
Mais alors, depuis quand tu portes des lentilles?
J: Oui c’est ça. Je les porte depuis cette année, c’est tout récent alors. J’ai encore des difficultés à les mettre.
L: Ah, oui. C‘est très difficile de les mettre en... eh sur ? Sur les yeux. Comment on dit ? Sur ou dans?
J: Sur les yeux, oui. Jusqu’à l’année dernière j’arrivais même pas à les mettre mais maintenant ça va mieux.
L: Eh oui, alors depuis quand tu portes des lunettes?
J: Les lunettes… euh depuis… Je les ai portées depuis le CP.
L: Alors, tu es myope ou presbyte?
J: Myope.
L: Donc, tu ne vois pas au loin?
J: Oui exactement. Je ne vois pas au loin sans lunettes, donc il fallait toujours les mettre.
L: Oui, je te comprends. Tu en as marre des lunettes.. C‘est ça?
J: Bon… ma … ma vue s’est aggravée en fait. Je… au début c’étaient des lunettes de repos mais donc… comme ma vue s’est aggravée, je préférais des lentilles, c’est moins gênant ainsi.
L: Alors c‘est mieux de sortir avec les lentilles?
J: Ah oui, c’est moins gênant et plus pratique surtout !
L: Et oui, je ne sais pas, mais chez moi, ça corrige vraiment très bien. On voit vraiment très bien.
J: Tout à fait, moi aussi, je vois très bien avec les lentilles !
L: Alors, c‘est magnifique!
J: Tout à fait.
L: Alors tu as deux choses en même temps. Tu vois bien et c‘est plus pratique, plus beau aussi.. On voit mieux tes beaux yeux ;)
J: Ouais… et le sport. Surtout pour le sport c’est plus pratique. Pour le sport de combat en fait, c’est trop dangereux de porter des lunettes, mais sans lunettes donc je vois rien ! C’était toujours un problème pour moi mais maintenant avec les lentilles… ça va super bien !
L: Ah, oui. Le sport. Depuis que je danse, je ne peut plus aller aux entraînements sans mes lentilles. Les lunettes tombent toujours et puis je ne peux pas bouger comme je veux.
J: Voilà c’est ça.
L: Et oui, quand on a eu des cours de sport au lycée. Avec les lunettes on risquait de casser les verres en cas de collision avec un ballon...
J: Oui je te comprends.. on peut même se blesser.
L: Et comment tu fais le soir? Tu les mets dans un liquide ou as-tu des lentilles pour un jour?
J: Non non je n’ai pas de lentilles pour un jour. Je les mets dans un produit… euh je les trempe dedans et puis je les mets directement sur les yeux.
L: Ah, oui. Intéressant. J‘ai les deux. Des lentilles pour un jour et des lentilles pour un an même. Mais les produits coûtent vraiment cher.
J: C’est vrai… il est cher le produit.. Mais chez moi ma mère le paye… le produit.
L: Moi, je dois le payer moi- même..
J: Ah oui c’est cher donc… mais je crois que ça vaut la peine pour les lentilles.
L: Mais, j‘ai aussi des lunettes... Pour reposer les yeux de temps en temps . Toi aussi?
J: Oui oui bien sûr. Moi aussi ... euh j’ai des lunettes de repos mais bon, je les porte seulement chez moi, pas pour sortir.
L: Et oui... Aujourd‘hui on peut acheter des lunettes bien en vogue. ;) Au jour d‘aujourd‘hui c‘est quelquefois plus en vogue de mettre les lunettes que les lentilles. C‘est comme un accessoire.. Il y a des gens qui achètent des lunettes qui ne corrigent pas pour être à la mode.

J: C’est vrai… mais bon moi, personnellement j’aime pas les lunettes, euh moi, je préfère les lentilles. Pour des raisons pratiques mais aussi esthétiques.



L’importance de ce dialogue

Le dialogue qu’on a choisi est tiré d’une conversation de tous les jours dont le sujet touche beaucoup de gens. Il s’agit d’un entretien sur l’usage et les problématiques des lunettes et des lentilles avec lesquelles les gens qui les portent sont confrontés régulièrement au quotidien quant au sport, aux finances et à la mode. Bien que le dialogue soit imité, la thématique est aussi réelle qu'actuelle et se présente donc d'une manière authentique. 



mercredi 26 novembre 2014

Voir - écouter Jana (version révisée)

















Transcripiton

I: Intervieweur
Z: Jason Zwygart


I: La Suisse va donc réintroduire des contingents pour les étrangers qui souhaitent travailler sur son territoire, l’acceptation hier de l’initiative de l'UDC contre l’immigration de masse met un terme de facto à la libre circulation des personnes entre la confédération et l’union européenne l'UE avec qui le conseil fédéral va devoir maintenant négocier (…) qui ont permis à la Suisse, selon la plupart des observateurs de connaître la prospérité (…) 
Aujourd'hui on parle de ce vote historique, avec vous ce matin, Jason Zwygart. Bonjour.

Z : Salut

I : Vous êtes membre du comité central de l’UDC

Z : Ouais, le parti des winners. Tout le monde était contre nous, tout le monde, la droite, le centre, la gauche, le conseil fédéral, la majorité du parlement, les syndicats, le patronat, les médias, les instituts, la plupart des intellectuels, on a niqué tout le monde on est des kings

I : Alors on rappelle que l’initiative a été acceptée par la majorité du peuple, cinquante virgule trente-quatre pour cent et par celle des cantons, quatorze et demi, contre huit et demi avec un taux d’participation particulièrement élevé eh cinquante-six virgule cinq pour cent.

Z : On est des kings j’te dis.

I : Voilà... alors, euh, qu’est-ce que ce vote va changer ?

Z : Oh pas grand chose, pas grand chose comme les deux dernières initiatives qu’on a gagné là sur les minarets et puis sur l’expulsion des criminels étrangers.

I : Oui c’est vrai que ces votes en deux mille neuf et deux mille dix eh, n’ont pas changé grand chose dans la vie des habitants du pays mais là quand même vous avez thématisé sur une problématique qui touche les gens de manière assez concrète fin l’immigration, les frontaliers, la libre circulation ; tout ça c’est (aspiration) c’est perçu comme un problème pour pas mal de citoyens.

Z : Ouais, certains cantons comme Genève, Vaud,  Zurich, Bâle-Ville ou bien le Tessin, mais bon, à part le Tessin ce sont tous des cantons qui ont voté non sans doute parce que leurs habitants ils savent que sans étrangers ils auraient moins de pognon puis le pognon ils aiment bien ça (…)  mais de toute façon y aura pas moins d’étrangers eh c’est pas ça qui est prévu.

I : Ah bon y aura pas plus de logements disponibles et plus de place dans les trains?

Z : Ah oui y aura peut-être un peu moins de monde dans les trains en première classe puis y aura peut-être un peu plus d’apparts à louer ou bien à vendre dans la catégorie de 5 pièces, 7 pièces avec vue sur le lac. Mais pour le reste ça va rien changer. Le texte est hyper flou ah c’est pas son but de résoudre des problèmes.

I : Ah c’est quoi son but ?

Z : Ah son but, c’est que le conseil fédéral doive aller lécher des culs à Bruxelles. C’est que les autres partis soient humiliés et puis c’est que nos autorités passent pour des clowns aah au près de la presse internationale et ça, ce but, il est atteint et c’est trop beau. Et maintenant le parlement va devoir perdre du temps pour mettre l’initiative en application à travers de nouveaux textes qui vont permettre le maintien du statut quo et ça, le parlement, le fait qu’ils doivent perdre du temps… je déteste le parlement je déteste le parlement. 

I : Mais pourquoi vous avez lancé cette initiative ?

Z : Ah ba, pour faire plaisir à Christoph, pour resserrer nos liens avec les autres parties d’extrême droite européen et puis pour montrer qu’il suffit d’avoir un pognon et puis une bonne idée pour faire croire aux gens qu’on peut résoudre les problèmes qu’ils ont pas. Quand on veut foutre la merde on y arrive et ça a marché chaque fois les minarets, l’expulsion des criminels étrangers, l’immigration massive. C’est ça notre truc, faire chier les autres parties, c’est notre méthode conne et ça cartonne à l’Europe changée et puis tu verras bien dans quelques années ça fait dans quoi dans deux ans les prochaines sélections fédérales dans une année et demie ah bas tu vas voir... 

I : Très bien Jason Zwygart, je rappelle que vous êtes membre du comité central de l’UDC j’vous remercie pour cette réaction à ce vote historique. Bonne journée.

Z : Salut

Synthèse et typologie

C’est une interview de l’émission 120 secondes de la radio Couleur 3, publié en Youtube le 10.02.2014.  Il s’agit d’un interview fictive entre l’animateur de radio et un personnage fictif du parti UDC qui discutent l’acceptation de l’initiative contre l’immigration de masse du 09.02.2014. 120 secondes est une émission humoristique animée par Vincent Kucholl et Vincent Veillon, et qui traite de sujets actuels, souvent politiques.
C’est un interview humoristique ou même satirique qui critique les buts politiques de l’UDC et s’en moque.

Analyse

Le personnage Jason Zwygart utilise un vocabulaire atypique pour un politicien. Il utilise des registres populaires (« hyper »), vulgaires (« niquer », « foutre ») et des anglicismes (« kings », « winner »), ce qui fait partie de la satire. De plus, il produit des phrases qui semblent être spontanées avec des hésitations, des répétitions et ne respecte pas la syntaxe. Comme c'est un interview fictive c'est probable que les phrases ne sont pas spontanées mais il les fait sembler ainsi pour créer une atmosphère authentique. 
L’intervieweur par contre parle français standard avec une syntaxe plus complexe. C'est probablement un texte écrit qui est oralisé. Il fait des phrases très longues sans pauses et sans intonation qui indiquerait des signes de ponctuation. Le premier tour de parole de l’intervieweur (« La Suisse va donc réintroduire […] Bonjour ») est traité comme une phrase bien qu'à l'écrit il constituerait des plusieurs phrases.


Interprétation


Jason Zwygart se fait remarquer surtout par des cris vainquers (« on est des kings », « on est des winners ») et non pas par des arguments. De plus, il avoue que l’initiative ne change rien en Suisse et voulait seulement polariser. Cette satire présente l’UDC comme un parti inculte sans arguments politiques pertinents.