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mardi 20 janvier 2015

3 - Van Gogh, Lukas Weber


Le film « Van Gogh » est sorti en 1991. Il a été réalisé par Maurice Pialat qui est aussi le scénariste du film. Un film sur la vie de Van Gogh avait déjà été réalisé aux Etats-Unis en 1956. Le titre original est « Lust for Life ». Le titre a été traduit comme « La vie passionnée de Vincent Van Gogh ».
Maurice Pialat a choisi à la fois des acteurs professionnels et des acteurs non professionnels pour le film. Aussi, les scènes du film sont en général plus longues que les scènes de films plus « modernes » mais aussi plus statiques. Par les plans que Maurice Pialat propose naît l’impression d’être  au théâtre.

De plus, le film a été nommé pour :

  •          ·            la Palme d'or au Festival de Cannes 1991.

  •          ·            la 17e cérémonie des Césars pour : César du meilleur film, César du meilleur  réalisateur, César du meilleur acteur dans un second rôle pour Gérard Séty et Bernard Le Coq, César de la meilleure photographie, César du meilleur scénario original ou adaptation, César du meilleur espoir féminin pour Elsa Zylberstein et Alexandra London, César des meilleurs costumes, César du meilleur décor et César du meilleur son.

  •          ·            Lors de cette cérémonie Jacques Dutronc a reçu le César du meilleur acteur.
Le film a reçu les Prix suivantes :
  •          ·            Prix Michel Simon de la meilleure actrice pour Elsa Zylberstein.
  •          ·            Prix des auditeurs 1991 du Masque et la Plume.
Le film se déroule en 1890 et présente les 3 mois derniers de la vie du peintre Vincent Van Gogh depuis son arrivée en train à  Auvers-sur-Oise. Dans ce village, il est soigné et protégé par le docteur Gachet jusqu’à sa tentative de suicide à la suite de laquelle il meurt.

1ère scène – Le malade imaginaire



J’ai choisi cette scène parce qu’elle peut être prise comme un symbole pour tous le film. Nous voyons bien que la scène est très statique et elle nous donne l’impression d’être au théâtre. Au début du film nous apprenons que Van Gogh refuse de boire de l’alcool. Pourtant, cette scène commence avec un Van Gogh qui boit et qui est peut-être alcoolique. L’autre Monsieur qui vient chercher son portrait est le docteur de Van Gogh qui traite son patient à cause des soi-disant « crises » que Van Gogh subit régulièrement. Aujourd’hui nous pouvons constater qu’il était peut-être maniacodépressif. J’aimerais attirer votre attention sur le mot peut-être. C’est impossible de savoir la raison pour laquelle Van Gogh a commis un suicide. Cependant, je trouve que la question qui se pose sur la mort de Van Gogh est intéressante. Peut-être n’était-il qu’un malade imaginaire qui ne supportait pas de ne pas réussir dans sa vie ? De plus, dans notre société actuelle où le risque de devenir au moins une fois dans la vie dépressif est important, cette question du malade imaginaire est très bien posée. Ne sommes-nous que des hypocondriaques qui ne savons pas ce qu’est la vraie souffrance ? Ne sommes-nous pas toutes et tous un peu comme Van Gogh qui cherchons toujours à être différents, à devenir quelqu’un avec beaucoup d’influence, à gagner beaucoup d’argent, à créer quelque chose d’unique comme un portrait de Van Gogh ?

2ème scène – Don Quijote



Cette séquence est la scène finale du film. Pour la première fois dans le film nous entendons de la musique en arrière-plan. Nous voyons une fille vêtue de noir qui est la fille du docteur. Elle était amoureuse de Van Gogh avec qui elle a couché plusieurs fois.
Nous assistons à une discussion courte entre la fille du docteur et un peintre après la mort de Van Gogh. Déjà le début de la discussion avec le mot « pendu »  illustre la fragilité du langage et à quelle vitesse peut se créer un mythe autour d’une personne. Selon le film, Van Gogh n’était qu’un peintre à coté de pleins d’autres. Si nous voulons croire le film, il y avait beaucoup de peintres très doués au temps de Van Gogh. Mais pourquoi sont-ce les œuvres de Van Gogh et pas d’un autre peintre qui sont vendus pour des millions de francs ? Selon moi, il s’est créé un mythe autour de la vie et de la mort de Van Gogh. Quand les humains n’arrivent pas à expliquer quelque chose de logique, ils essaient de trouver des réponses pour expliquer leurs propres vies. Ils inventent des génies, des surdoués, des héros, et même des dieux. Jusqu’à aujourd’hui, il n’est pas encore scientifiquement démontré que les génies - titre auquel Van Gogh est souvent relayé - existent. Nous pouvons aussi nous poser les questions suivantes : « N’était-il qu’un pauvre homme qui n’a jamais réussi à surmonter son chagrin et à résoudre le conflit avec son père ? N’était-il qu’un Don Quijote de son siècle ? ».

jeudi 4 décembre 2014

OUïR-VOIR, Anna Dahinden, Ma nuit chez Maud - Rohmer



3-OUïR-VOIR

b) Le film en bref:
J’ai regardé la comédie dramatique «Ma nuit chez Maud», qui était réalisé par Eric Rohmer. Le réalisateur est en même temps aussi le scénariste. Le film noir et blanc «Ma nuit chez Maud», sorti en 1969,  raconte l’histoire du protagoniste, le jeun homme Jean-Louis, qui arrive après dix années dans les États-Unis à Clermont-Ferrand. Le chrétien Jean-Louis remarque pendant la messe à Clermont-Ferrand une jeune femme blonde, qui corresponde exactement à la femme de sa vie. Mais il fait  d’abord la connaissance avec la brunette  Maud, qui a une idéologie complètement différente que Jean-Louis et qui a les possibilité de montrer à Jean-Louis une autre perspective, une pas si chrétienne. Le jour après la nuit chez Maud, qui a marqué Jean-Louis, la jeune blonde cycliste et Jean-Louis se rencontrent sur la rue. Et cette rencontre forme le début de la relation entre les deux qui amène à un mariage et à une famille chrétienne, comme il faut. Malgré toute cette chance, Maud marquait l’esprit de Jean-Louis…
«Ma nuit chez Maud» était nominé à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1970 et a gagné le prix Méliès en 1969.

c) Deux séquences:
- 1 :33 :10 pendant la messe:
La scène représente le sermon du curé. C’est un monologue, mais on peut interpréter les expressions du visage de Françoise et Jean-Louis, qui ressemblent d’être choqués par le sermon : «La vie chrétienne n’est pas une morale, elle est une vie. »  Le curé parle de la sainteté, qui se construit par transcender, par l’aventure d’être fous et de la peur de l’être humain de faire ce procès.
- 1 :44 :10
Cette séquence représente la situation après que Jean-Louis a rencontré par hasard Maud au bord de la mer. Jean-Louis raconte à Françoise de la relation passée avec Maud. Mais là, il sens qu’il ne peut pas exprimer la vérité pour gagner la confiance de Française. Et ainsi il dit : «Oui, ça fût ma dernière escapade.»


d) Deux explications/interprétations/recherches :
- Ce film forme une discussion sur la religion et l’amour: Les deux femmes complètement différente représentent chacune une morale. Les couleurs du film noir et blanc illustrent cette opposition au niveau de la morale: A une côté Maude, une femme libre et athée et à l’autre Françoise, une rigoureuse chrétienne.
- Les dialogues dans ce film de Rohmer sont sur des différentes conceptions du monde. Il y a Française la rigoureuse, Maud la libre et Jean-Louis qui se trouve entre les deux. Il laisse se séduire des deux côtés. Le curé lui montre qu’il n’y a pas qu’une morale. Plus, que ce n’est pas la morale (ni la morale chrétienne, ni celle de la liberté) qui amène à la sainteté.