Affichage des articles dont le libellé est Rencontrer. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rencontrer. Afficher tous les articles

jeudi 29 janvier 2015

Rencontrer - Valérie

Entre deux langues - Avec deux langues

J'ai grandi à Bâle, en apprenant le français et l'allemand presque simultanément. En grandissant, je me suis rarement posée des questions sur ces capacités - pour moi, cette dualité était naturelle, m'aidait en classe et me donnait un élément de distinction, si importante à l'âge de l'adolescence où chacun cherche à définir ses marques. Tout naturellement, la langue française s'est cristallisée en tant que langue familiale, langue dans laquelle je me sens bien, et c' est donc la langue que je parle avec mes propres filles, au sein de ma propre famille.
Depuis quelque temps, je me pose la question sur l'importance de mon bilinguisme dans la construction de mon identité. En apprenant une langue, n'apprend-on pas également une culture? Quels éléments peuvent être transmis par la langue? En parlant avec ma maman, qui elle aussi est bilingue  français / allemand, je suis partie à la recherche d'éventuelles réponses à ces questions..

L'histoire de la partie maternelle de ma famille commence à Paris, lieu de naissance et de vie de ma Grand-Maman, jusqu'à ce qu'elle rencontre son futur mari, un Bernois bilingue grâce à sa propre maman romande. Leur vie commune s'installe à Bâle, leurs trois filles, dont ma maman, parlent le français à la maison et le suisse-allemand à partir de leurs 5 ans, âge du début à l'école suisse du quartier. Le cursus de ma maman se poursuit en Suisse, jusqu'au études qu'elle effectue à Bâle en allemand et à Genève en français. La co-présence des langues se poursuit, et avec ceci une co-présence de deux cultures. Une éducation très à la française est maintenue à la maison, pendant que la scolarité et par là les contacts sociaux sont marqués par le suisse-allemand. À quel côté se sent-on appartenir, demandais-je à ma maman. Ou en revanche - faut-il effectivement se poser cette question? Ne réunit-on pas les deux cultures en parlant les deux langues, sans devoir trancher et se décider à quel cercle culturel on appartient?

"Ma maman n'a jamais appris l'allemand parce qu'elle n'a jamais dû l'apprendre", me résume ma maman lors de notre conversation. Effectivement, à Bâle, la pluralité des langues n'a rien de surprenant et la proximité à la France semble maintenir la co-existence de l'allemand avec le français. Une communauté francophone existe et se retrouve grâce à de nombreuses activités organisées. La Française d'origine qu'est ma Grand-Maman n'avait donc pas la nécessité de s'intégrer à la Suisse grâce à l'outil qu'est la langue parlée dans le pays d'expatriation. Ma Grand-Maman est donc toujours restée la Française qu'elle était, ce qui est aujourd'hui encore très important pour elle. Elle a pour ce également voulu transmettre la culture française à ses filles - que ce soit un intérêt culturel affiné, ou le goût pour la cuisine équilibrée typiquement française. Inclus le fromage en fin de repas! Avec la langue fut donc transmis une culture, ou du moins une partie.

Grâce à la vie scolaire et sociale, ma maman prend connaissance de l'allemand et du suisse-allemand - dont elle dit qu'il a d'abord longtemps été en retrait par rapport au français. Bien que l'apprentissage de l'écriture et de la lecture se passait en allemand, des problèmes d'expression restaient. Cette inégalité se disperse au fil du temps des études, depuis lesquelles ma maman dit se sentir également à l'aise dans les deux langues. Aujourd'hui, aucune préférence envers l'une des langues n'existe - mais peut-être un sentiment d'appartenance plus forte d'un côté ou de l'autre? Ayant passé toute sa vie en Suisse, ayant un cercle social suisse, le sentiment d'appartenance pencherait peut-être de ce côté?

Ce sentiment, cette décision est probablement différente de personnalité à personnalité, même en comparant celles ayant le même parcours. Souvent, une différence de niveau entre les deux langues se fait remarquer, ce qui peu entraîner une proximité  envers une langue et donc une culture. Pour ma maman, qui parle et écrit d'un très bon niveau en français et en allemand, aucune préférence ne survient. "C'est une richesse", me dit-elle en fin de notre interview. Et qu'elle ne s'est jamais posée la question d'appartenir plus au côté français qu'au côté allemand. La langue transmet peut-être certains éléments culturels du pays dont elle provient, mais l'éducation et la vie sous le signe de cette culture ont une influence bien plus grande que le simple  fait de parler  la langue. Le bilinguisme de ma maman l'a, à ses yeux, ouverte au monde, à ses différences, et ne représente pas une dualité opposante. "Je ne me sens pas plus Suisse que Française", me dit-elle, "tout comme je ne me sens pas plus Française que Suisse". C'est à la limite au niveau papier, c'est-à-dire les passeports, sujet que nous effleurons lors de notre conversation, qui décide de notre appartenance à un pays et donc a une culture. Mais au niveau individuel, chacun peut choisir, ou choisir de ne pas choisir.

Lien pour l'audio:
http://www.divshare.com/download/26756752-b3e



mardi 20 janvier 2015

6 - Rencontrer, Lukas Weber



6 – Rencontrer

a) Avant de lire la suite. Allez écouter la chanson sur laquelle l’entretien porte sur youtube :


b) Introduction 
J’ai fait un entretien avec mon professeur de sport au sujet d’une chanson de Pink Floyd appelée « Mother » du disque « The Wall ». Il vit déjà depuis son enfance en suisse et a des parents francophones. Je me suis dit que cela pourrait être intéressant au niveau d’analyse de sa manière de parler. J’ai plaisir à discuter avec ce professeur. De plus, cette personne aime à remettre les choses en question et cela est nécessaire dans une optique d’analyse d’une chanson de Pink Floyd.



c) Transcription  de manière fidèle à l’enregistrement
Tout d’abord, qu’est-ce que… qu’est-ce que tu penses de cette chanson ? en général ?
J’adore cette chanson. J’ai beaucoup écou, écouté cette chanson. J’ai écouté ce disque pendant des années. Mais, pour moi, c’est un chapitre de ma vie qui est passé…ça veut dire je… Je ne l’écoute plus ce disque. Mais quand une fois cette chanson passe à la radio, j’ai j’ai plaisir à à la réécouter.
Donc, Pink Floyd t’as on peut dire t’as aidé un petit peu à oui dans ta vie aussi…
Pink Floyd la musique de Pink Floyd m’a accompagné… ouiiii accompagné… et m’a aidé sûrement… a soutenu… certains… certaines perspectives que j’avais… politiques... par exemple de la vie parce que ce disque est très politique et puis très critique… critique sociale… bon à cet âge… en 1979… j’ai parlé pas encore vraiment l’anglais… mais je je comprenais quelques mots. Il m’a pas influencé totalement. Mais quand-même, j’ai j’ai pu en en tirer quelques quelques opinions, quelques images sur la vie.
Et on pourrait dire que cette chanson « mother » c’était en quelque sorte ta chanson préférée ?
Non ! Non… Non ! … de ce disque… Non. C’était une de mes chansons préférées… Ma chanson préférée, si j’en ai une, c’est the thin ice …the thin ice. D’accord, je connais pas… Mais ça a l’air très très intéressant. HaHa
Selon moi, la mère est une allégorie. Donc… Selon toi, c’est quoi ? C’est… Ça représente quoi ? Ou, quel est le le message transmis par cette chanson ?
Pour moi, ce qui est intéressant dans cette dans cette mère… si je me rappelle bien du texte… c’est que la mère est une mère avec tous les symboles qu’on qu’on accroche à cette personne qui t’accompagne pendant toute la vie. Mais pour moi, dans cette chanson la mère c’est aussi la personne qui qui a dû collaborer pendant des années, des années avec ce système… qui a dû fonctionner avec ce système et comme enfant on est pas trop sûr… vraiment de quel côté elle est. Si elle est cent pour cent mère de de mon côté… ou bien si… combien de…combien l’influence le système a encore… le système d’un point de vue négatif dans dans « the wall »… combien de d’influence ce système vit dans cette personne de mère. Ça veut dire ça ça on est pas trop sûr de de justement de cette relation avec cette mère.
T’as dit « un système ». C’est c’est quoi ce système ?
Le système, c’est la philosophie…  la la le système politique qui est montré dans dans « the wall »… un régime autoritaire… qui qui utilise l’éducation pour pour infiltrer … cette idéologie… si je regarde les couleurs : le noir et le rouge et le blanc. C’est une allégorie au troisième Reich. D’accord…Avec les marteaux qui marchent.
Eh oui. Est-ce que tu retrouves cette… cette… oui ce système encore aujourd’hui ? Dans ce que tu fais dans ta dans ta vie quotidienne ?
Non. Heureusement pas. Non je vois pas. J’suis naturellement aussi critique à1 mon environnement, au système social et politique où je vis. Mais je je je vois pas de de régime autoritaire. Je suis confronté avec2 … avec un, des régimes autoritaires seulement par les informations.
Donc tu trouves qu’on qu’on vit dans un système qui nous encourage de3 penser librement ?
Oui… et non. Il y a naturellement beaucoup de restrictions qu’on ne qu’on ne remarque pas, qu’on ne peut pas percevoir… Les manipulations des médias médias. Tous les règlements qu’on a… Je vois quand-même qu’on vit pas dans un système autoritaire mais quand-même il y a des ris….restrictions qu’on ne peut presque pas percevoir. On est… je crois qu’on est moins libre qu’on le croit.
D’accord. Et avec ces mots j’aimerais bien finir. Merci beaucoup.
Je t’en prie.

d) Explications/ Interprétations
1 Le français « juste » demanderait la préposition envers ou bien par rapport à . Peut-être a-t-il oublié l’egard de.
2 Préposition qu’il faudrait appliquer est à. La « faute » provient peut-être d’un mélange avec l’allemand : konfrontiert sein mit etwas.
3 Au lieu de la préposition de, j’aurais dû appliquer la préposition à.
è  
Après avoir écouté l’entretien plusieurs fois, nous pouvons constater que  mon professeur parle le français encore couramment, mais il est sensiblement « contaminé » par le suisse allemand. Cela est dû au fait qu’il vit déjà depuis son enfance en suisse allemand en parlant toujours le français avec ses parents.

Synthèse d’analyse de la chanson (du disque) Pink Floyd :
Nous constatons que la mère est probablement une allégorie pour un état totalitaire ou un autre système politique. Elle est, dans cette chanson, une mère qui s’occupe bien de ses enfants. Peut-être s’occupe-t-elle trop bien de ses enfants jusqu’ à ce qu’ils soient enfermés tout en se sentant libres. Mais parfois il ne faut pas essayer d’interpréter trop loin. Il faut simplement se détendre et profiter d’une pièce de musique. Est-ce que vous avez des interprétations concernant cette chanson ?


mardi 30 décembre 2014

Rencontrer Katja



Rencontre avec la jeune rappeuse Sensi Nina

Nina Wildi, 21 ans, de Laufon, a récemment publié son premier le clip qui  s'intitule « Rise ». C’est une chanson rap qu’elle a faite avec quatre  bons amis. Elle-même rappe en français, son pseudonyme est Sensi Nina. Son amie RachL Rhymes rappe en anglais et MC Tyce, un gars qui  a déjà fait plusieurs chansons avec son groupe officiel « Rapporters », rappe en dialecte. La chanteuse s’appelle Ana et elle chante tantôt en anglais tantôt  en espagnol. L’idée de la chanson, elles l’ont eue toutes les trois, Ana, Rachel et elle. Nina a toujours aimé la musique, mais jusqu’à présent, elle n’a pas eu assez de temps libre pour en faire plus. En outre elle  préfère écouter de la musique plutôt que de la composer soi-même. Ce qu'elle aime écouter, ce sont  « vieilles choses », et non pas  les charts ou le « mainstream ». Son genre de musique ? « Le Hip-Hop (des années 80 à 2000), le Dancehall, la musique africaine traditionnelle, du Funk, de la Disco… ». C’est surtout grâce aux  « jam sessions » avec ses amis qu’elle a commencé à faire de la musique soi-même.
Nina a grandi dans un milieu bilingue, mais elle a passé la plus grande partie de sa vie en Suisse alémanique. Pourtant, elle a décidé de rapper en français, parce qu’elle trouvait que c’était plus facile : « On a beaucoup d’exceptions dans la grammaire, on peut changer les phrases facilement et on a beaucoup de tournure de phrases. »  Peut-être rappera-t-elle en dialecte à l'avenir. Quoi qu’il en soit, il est bien d’avoir la possibilité de choisir la langue dans laquelle on rappe. Quant aux paroles, il ne lui faut pas beaucoup de temps pour écrire des textes. « Normalement, quand j’écris, les idées viennent sans que je réfléchisse beaucoup. » Cependant elle ne peut pas écrire des textes sur commande. « Des fois ça marche, des fois pas. »
Alors que la situation a changé au cours des dernières années, les rappeuses sont toujours en minorité en comparaison avec les rappeurs. Selon Nina cela s’explique tout simplement par les différences générales entre les hommes et les femmes :

Je pense que les hommes préfèrent rapper, donc parler et raconter, et les femmes préfèrent s’exprimer par le chant et leur voix. Chanter est plus émotionnel que rapper, surtout à cause de la mélodie et de la voix. Mais comme nous vivons dans un monde où tout commence à se mélanger – les hommes deviennent femmes et vice versa –, il y a aussi de plus en plus de femmes qui essayent de rapper. Tout de même le rap reste plutôt masculin et est une expression de fierté.
Malgré cette analyse, Nina n’a pas de problème à faire partie de la minorité dans cette scène. Au contraire, elle a déjà des plans pour d'autres chansons. Avec ses amies Ana et RachL Rhymes, Nina a encore deux chansons en vue. « Malheureusement je pense que ça ne va pas être fini avant un an parce que je m’en vais travailler à l’étranger. »


https://www.youtube.com/watch?v=Du2zVWMBcNo

jeudi 18 décembre 2014

RENCONTRER, Anna



Introduction :

J’ai bien aimé de parler avec Mio parce que je m’intéresse fortement pour le pouvoir de la langue. Je pense beaucoup sur comment la langue construit notre monde, ou plutôt notre perception et représentation de la monde humaine. Ainsi j’ai rencontré Moi, une danseuse et une artiste de performance qui essaye de accentué son bilinguisme en développant des œuvres artistiques…

Transcription :

Anna: Alors comment tu prends en compte ta double nationalité pour le développement des idées et des projets artistiques?

Mio: /ehm/ Je pense que le bilinguisme et la binationalité or la double origine /ehm/ sont à l'origine de mes questionnements artistiques et je puisse dans les deux cultures /ehm/ des richesses visuelles, sémantiques et j'essaye de les confronter.

Anna: ..et la bilinguisme t'ouvre des différentes mondes culturelles?

Mio: /ehm/ Ca m’ouvre de toute façon des mondes simplement parce que c'est une manière de voir la monde différente. La langue est simplement la trace d'une structure de la pensée différente et voilà du coup quand on parle ça génère une forme de structure et de space mentale qui sont pas les mêmes en occident et en oriental et /ehm/ pour moi ces culturelles, ces ou ces différentes culturelles et je fais une variante entre les deux et c'est qui me questionne et c'est qui me fait /ehm/ avancer dans les projets et dans les questionements sur le monde et sur...

Anna: et tu peux séparer c'est différents yeux que tu as ou c'est toujours une mélange?

Mio: c'est pas une mélange c'est vraiment des choses distinctes mais je passe d'un à l'autre sans réfléchir c'est puisse que maintenant complètement à l'intérieure de moi c'est très inconscient mais j'essaye d'observer quand je suis dans l'un ou quand je suis dans l'autre et j'essaie dans les projets artistiques de laisser des choses se faire de façon à conscience et je pense que là il y a en.. mais si je parle je suis dans une certaine structure et si je me mets a parler japonais je pense que je suis dans une autre monde et m'a déjà dit que ma façon de bouger et différente aussi quand je parle japonais ou je parle français donc je suis persuade que c'est une manière de vivre une manière de dormons différente

Anna: et je peux imaginer comme bilinguisme une personne bilinguisme             que tu peux refléter comment la langue construite et comment comment la langue est active et construit des idées et il y a une dialogue entre…

Mio: alors il y a mais c'est très inconscient pour les bilinguistes parce que j'ai commencé de parler les deux langues en même temps avec un an et demi mais j'ai pas appris c'est pas comme quelqu’un qui va à l'école et qui apprend la grammaire et la structure d'une langue ou un linguiste. J'ai jamais analysé. C'est complément des chemins d’art-visuel. 

Anna: alors merci beaucoup (haha)

2 explications/interprétations/recherches :
Je trouve intéressante que Moi est une mère d’un enfant d’un an qui est en train de découvrir la langue comme moyen de communication.

Mio réfléchît beaucoup sur la langue et elle danse/performe. Ainsi elle arrive d’utiliser son corps, les mouvement comme langue…

jeudi 11 décembre 2014

Rencontrer: Luana

“J‘aime bien l‘ambiance, la neige, le fait de passer des bons moments en famille“

Comment une jeune étudiante passe les fêtes de Noël aujourd‘hui et quelle valeur ont les fêtes dans sa vie




À la fois sociologue et historien américain du 20ème siècle, Roy Lemon Smith, philosopha  entre autre sur la vie quotidienne. À lui se rattache cette citation très célèbre: “Celui qui n‘a pas Noël dans son coeur, ne le trouvera jamais au pied d‘un arbre.“ Selon Smith, la magie de la fête de Noël se trouve dans le coeur, dans l‘ambiance et dans la fête elle-même et non pas sous le sapin où il y a probablement chaque année des cadeaux pour  petits et grands. Une question qui se pose à ce sujet est si c‘est vraiment le cas aujourd‘hui. Un préjugé courant est que beaucoup de gens perdent la vue sur l‘essentiel, c‘est-à-dire que dans la religion chrétienne, on fête la naissance de Jésus Christ. En fait, pour vérifier cette thèse, ce qui tombe sous le sens est d‘interviewer une jeune étudiante sur le sujet de Noël.  
Quinze jours avant Noël, nous nous retrouvons à Bâle. Une ville qui est aussi connue pour le “Weihnachtsmarkt“, le marché de Noël. Nous sentons l‘odeur de vin chaud et de biscuits délicieux partout. Dans les tram, nous voyons des enfants avec leurs mères couverts avec des manteaux d‘hivers et des écharpes. C‘est le chaos total. Tout le monde veut acheter des cadeaux, les enfants se plaignent parce qu‘ils ne reçoivent pas ce qu‘ils veulent, des vendeur et vendeuses qui se surmènent à cause de la vage d‘achats.
Là, dans un café lointain de ces évènement, nous retrouvons une jeune étudiante assise sur une chaise qui goûte son chocolat chaud du bout des lèvres. Au fond de ce café, nous commençons à bavarder un peu et à faire plus ample connaissance.
La jeune qui s‘appelle Nora, me dit deux mots sur sa personne. Elle a 20 ans et fait ses études de droit à Bâle. Elle a grandi bilingue. “J‘habite près de Nyon entre Lausanne et Genève“, dit elle.
En m‘intéressant à son origine, je l‘intérrogeait sur ses coutumes de Noël.
Sur demande comment elle passe les fêtes, elle me dit: “Souvent le 24 décembre, on fête Noël en famille, avec mes parents, ma soeur et mon frère.“ Elle mentionne l‘usage du bon repas en famille et des cadeaux sous le sapin lors de la veille de Noël. Chez elle, ce n‘est pas le seul jour qu‘elle fête au mois de décembre. Le 25 décembre est aussi destiné à la famille, dit Nora. “ Jusqu‘ il y a deux ans“, dit la jeune étudiante lors de la question si dans sa famille ils soignent des traditions,“ on avait un “Schutzengel“ qui emmenait les cadeaux  pendant qu‘on était parti pour aller à la messe.“  Du coup, elle mentionne aussi que la tradition d‘aller à la messe disparaît lentement. Ce qui est resté pendant les années c‘est la coutume du repas particulier pris en famille. Mais ce qu‘elle plaît de Noël est contre toutes préjugés, le fait d‘être en famille. Nora me dit à ce propos: “J‘aime bien l‘ambiance, la neige, le fait de passer de bons moments en famille, de voir les cousins, les cousines qu‘on voit pas toujours.“ Pour elle, c‘est vraiment une fête de famille. Même si elle mentionne l‘origine de cette fête, la naissance du Christ, je crois qu‘il y a eu une transformation, voir une modification de la raison de fêter Noël. Dans les années passés nous avons vécu un report de la raison de fêter Noël. D‘une fête qui célèbre l‘arrivée au monde de notre sauveur, la fête s‘est transformée en une coutume proche au coeur. Nous la passons avec nos chers, notre famille et nos amies. Nous prenons une journée festive pour un repars avec notre famille. Nous sommes dans l‘ans 2014 et tout le monde a peu de temps. Le travail, les études, les enfants. Mais à Noël comme pour magie, toute la famille prend un temps mort pour coûter la vie et l‘ambiance d‘être ensemble. Même si nous offrons des cadeaux à Noël, ce n‘est pas la seule chose qu‘on en retient, mais c‘est ce que nous avons dans le coeur, comme l‘avait dit Smith déjà il y a 100 ans. Comme dans notre discours sur Noël, Nora me raconte aussi d‘un cadeau qui ne lui a pas plu du tout: “Je me souviens quand j‘étais petite une fois, ma soeur et moi nous avons reçu un gros camion, un jouet en plastique, et nous, on était tout déçues, on avait préférée  recevoir une poupée.“  Ces mots confirment que les cadeaux sont aussi très présents et attendus par les plus petits. Ils jouent un rôle assez important dans notre société. Mais ce qui est plus important que les cadeaux, est ce qu‘on a dans le coeur ou qu‘on sent lors de Noël. Tout en remarquant que quand les petits grandissent, ils apprécieront aussi la magie de la fête en partageant un moment de joie avec d‘autres.




Recherche 1:

La légende du Père Noël

Il y a longtemps, en 270 après Jésus Christ, Nicolas de Myre naquit dans la cité de Patara, en Asie mineure. Aujourd‘hui c‘est le territoire de la Turquie. Le jeune homme s‘est converti très tôt au Christianisme et fut nommé évêque de Myre par l‘Eglise.
Il est  saint patron et protecteur des enfants et est l‘ancêtre du Père Noël. Ainsi l‘homme parcourt le monde pour distribuer des cadeaux aux enfants qui ont été sages.
Mais il mourut comme martyr en 350 après Jésus Christ. Selon la légende, le jour de la mort de Nicolas de Myre était un 6 décembre. Les Romains tuèrent Nicolas de Myre en le décapitant. Après  le meurtre, il jaillit une fontaine d‘ huile de son cou. Peu après, l‘Eglise choisit de célébrer le saint chaque année. Quand des moines montrèrent la tombe de Saint Nicolas à des soldats italiens, les os du saint étaient dans un liquide, de l‘huile. L‘huile était au Moyen-Âge une huile sainte qui pouvait guérir des malades.
Puis, dans le courant du 12ème siècle, un chevaler lorrain revenant d‘une croisade par Bari où étaient conservées les reliques du Saint Nicolas, exporta le culte dans le nord de la France.
Au fil des siècles, le culte du Saint Nicolas évolua jusqu‘à devenir ce que l‘on connaît aujourd‘hui. Un homme vieux vêtu en rouge et avec une barbe blanche qui donne aux enfants obéissants des cadeaux.
Pour les enfants qui n‘ont pas été obéissants, il y a le Père Fouettard qui les punit. Ce personnage a une origine historique précise. Au 16ème siècle, lors du siège de Metz par les troupes de Charles Quint, les habitants tournèrent l‘image de ce dernier en brûlant un mannequin. Ce mannequin a été nommé Père Fouettard.

(Sources:
http://www.histoire-fr.com/dossier_pere_noel.htm
http://www.linternaute.com/actualite/histoire/les-origines-de-noel/saint-nicolas-et-pere-fouettard.shtml)



Traduction et modification d‘un poème pour les enfants du suisse allemand au français:

Poème original:

Vorwiehnacht im Himmel

Im Himmel, im Himmel,
Gits schaffe bis gnue.
S Chrischtchindli list Briefli
Und lächlet derzue.

Die Bäbi, die Bäbi,
Wo d Meitschi doch wei. -
Bouchäschte wei d Buebe
Vo Holz und vo Stei.

Die Rössli, die Rössli,
S hört lang no nit uuf
Und d Ängeli finde
Schier nümme dr Schnuuf.

Im Himmel, im Himmel,
bym guldige Tor,
Hets Päckli ganz Bärge,
So vil wie keis Johr.

(Beat Jäggi, Freud im Huus, 1990)

Pendant l‘avent au ciel

Au ciel, au ciel,
On s‘efforce à créer des nouveautés
Un ange se réjouit de ses lettres
En souriant avec autant de bonté.

Les cadeaux, les cadeaux,
que tout enfant désire-
Et les biscuits délicieux
qui font aux adultes plaisir.

Les anges, les anges,
qui apportent les voeux de nos enfants.
on ne les peut pas retenir,
des faire des cadeaux extravagants.

Au ciel, au ciel,
devant la porte de Saint Pierre
il y a des montagnes de cadeaux
prêt à porter sur la terre.

(Luana Pergher, 2014)