mardi 9 décembre 2014

Le beau Serge - ouïr et voir de Laila Rentzel







L’importance de cette scène :
Cette scène
du film « Le beau Serge » est importante parce que premièrement elle
nous montre les deux personnages principaux : Marie une jeune fille de 17
ans et François qui est récemment dans la ville. Il ne fallu pas plus de deux
rencontres des deux personnages pour qu’ils voient  que l’harmonie entres eux était bien
formée.  Après une invitation de Marie,
le jeune François l’accompagne à la maison d’elle. Précisément, Marie habite
dans un appartement qu’elle partage avec un vieil homme. Il me semble
intéressant dans cette scène que l’acte de l’amour n’est pas montré, mais le
spectateur sait quand même très bien ce qui c’est passé. Les deux personnages
restent couchés dans le lit et parlent ensemble. Finalement, François remarque
pendant la conversation que Marie s’est couchée une fois avec Serge. Serge
c’est le meilleur copain de François, qui est dans une liaison avec une femme
enceinte. Cette nouvelle d’elle crée une sorte de tension entre les deux, parce
que c’est François qui tombe maintenant dans la figure qui est entre Marie et
son copain Serge.
Une deuxième
nouvelle qu’il reçoit dans cette scène c’est le fait, que Marie ne sait pas qui
est son père biologique et que sa mère est déjà morte. Cela renforce la
tragédie et rend toute la situation plus horrible et douloureuse. 

La structure de la scène et l’effet du noir
et blanc :
Peut-être
c’est seulement une opinion de ma part, mais quand le film est montré en noir
et blanc, le cerveau doit activer d’autres sens pour rendre la scène complète.
Je pense à ce moment aux oreilles, ils sont obligés de bien écouter parce que
avec la musique beaucoup de choses sont transmit de façon inconsciente. Un
exemple pour illustrer ce phénomène : Des le deuxième regarde de la scène
j’ai remarqué que tout au début les sons d’une cloche apparaissent. Une scène
après, le prêtre parle de la messe que François a raté. Les cloches indiquent
donc à ce moment qu’il s’agit d’une journée sainte et qu’il aurait une messe à
l’église. Plus généralement, la musique joue un rôle très important et indique
souvent le sentiment d’alentours, les émotions des personnages et souligne
l’action qui se passe.

Comme déjà
mentionné, l’acte d’amour n’est pas montré, peut-être pour des raisons de
censure, mais l’aspect érotique est quand même sensible. En mettant en scène la
jambe nue de Marie, qui joue avec la lampe de la chambre, l’effet érotique est
construit, parce que la jambe d’une femme est le symbole de la beauté et de
l’érotisme.  

Finalement
on peut dire que la scène montre à côte de la relation entre Marie et François
également la misère et la pauvreté de cette époque, parce que les meubles, même
l’appartement semble être dans un mauvais était.






































Le beau Serge - ouïr et voir de Laila Rentzel











L’importance de cette scène :
Cette scène
du film « Le beau Serge » est importante parce que premièrement elle
nous montre les deux personnages principaux : Marie une jeune fille de 17
ans et François qui est récemment dans la ville. Il ne fallu pas plus de deux
rencontres des deux personnages pour qu’ils voient  que l’harmonie entres eux était bien
formée.  Après une invitation de Marie,
le jeune François l’accompagne à la maison d’elle. Précisément, Marie habite
dans un appartement qu’elle partage avec un vieil homme. Il me semble
intéressant dans cette scène que l’acte de l’amour n’est pas montré, mais le
spectateur sait quand même très bien ce qui c’est passé. Les deux personnages
restent couchés dans le lit et parlent ensemble. Finalement, François remarque
pendant la conversation que Marie s’est couchée une fois avec Serge. Serge
c’est le meilleur copain de François, qui est dans une liaison avec une femme
enceinte. Cette nouvelle d’elle crée une sorte de tension entre les deux, parce
que c’est François qui tombe maintenant dans la figure qui est entre Marie et
son copain Serge.
Une deuxième
nouvelle qu’il reçoit dans cette scène c’est le fait, que Marie ne sait pas qui
est son père biologique et que sa mère est déjà morte. Cela renforce la
tragédie et rend toute la situation plus horrible et douloureuse. 

La structure de la scène et l’effet du noir
et blanc :
Peut-être
c’est seulement une opinion de ma part, mais quand le film est montré en noir
et blanc, le cerveau doit activer d’autres sens pour rendre la scène complète.
Je pense à ce moment aux oreilles, ils sont obligés de bien écouter parce que
avec la musique beaucoup de choses sont transmit de façon inconsciente. Un exemple
pour illustrer ce phénomène : Des le deuxième regarde de la scène j’ai
remarqué que tout au début les sons d’une cloche apparaissent. Une scène après,
le prêtre parle de la messe que François a raté. Les cloches indiquent donc à
ce moment qu’il s’agit d’une journée sainte et qu’il aurait une messe à
l’église. Plus généralement, la musique joue un rôle très important et indique
souvent le sentiment d’alentours, les émotions des personnages et souligne
l’action qui se passe.

Comme déjà
mentionné, l’acte d’amour n’est pas montré, peut-être pour des raisons de
censure, mais l’aspect érotique est quand même sensible. En mettant en scène la
jambe nue de Marie, qui joue avec la lampe de la chambre, l’effet érotique est
construit, parce que la jambe d’une femme est le symbole de la beauté et de
l’érotisme.  

Finalement
on peut dire que la scène montre à côte de la relation entre Marie et François également
la misère et la pauvreté de cette époque, parce que les meubles, même l’appartement
semble être dans un mauvais était.






































Interview_Laila_Rentzel corrigé



Introduction et justification de mon choix

Dans la cantine de l’université de Bâle j’ai rencontré Sibylle, elle tenait dans sa main son sac à dos lourd, portait comme presque toujours une écharpe colorée et il y avait sur son visage un sourire. J’ai préparé mon portable, installé le « Sprachmemo », et commençais sans grande introduction à lui poser des questions. C’est pour ça peut-être que les réponses sont très spontanées. Mais, honnêtement, c’était mon but de faire une interview, qui ressemble plus à un dialogue entre deux copines qu’une interview bien structurée et établie.
J’ai choisi Sibylle pour plusieurs raisons, une est son bilinguisme entre anglais et français. L’autre c’est qu’elle fait des études à Bâle, donc pour nous deux c’est une win-win situation de fixer le rendez-vous à Bâle même. Enfin son compte sur « facebook » m’a inspiré depuis longtemps, parce que son compte ne ressemble pas à ceux qu’on trouve normalement sur « facebook ». C’est également le thème sur lequel qu’on va discuter ensemble dans le dialogue entre nous deux.

L’interview est faite avec Sibylle Friedrich. Elle est étudiante a 23 ans, a commencé des études de français et anglais à Bâle et habite près de Lucerne. Avec elle j’ai discuté quelques points concernant les réseaux sociaux, en mettant l’accent sur le réseau social « facebook ».
Qu’est-ce que tu en penses et pourquoi t’as choisi d’ouvrir un compte?
Elle a ouvert un compte sur facebook pendant qu’elle était au lycée pour rester en contact avec des amis. En gros, elle voulait faire partie du même groupe, pour ne pas avoir le sentiment d’être exclue.
En attendant j’ai vu que tu as quitté ton compte sur « facebook », pour quelles raisons?
Ce n’est pas la première foi qu’elle désactive son compte, parce qu’elle s’est énervée du sentiment de dépendance. Elle avait toujours l’espoir d’un nouveau message, mais finalement on ne reçoit rien et perd son temps en regardant des photos. En plus elle a remarquée, quelle se promenait sur « facebook » sans intention, sans vouloir contacter personne. Donc elle a choisi de quitter le réseau, car cela prenait seulement du temps et ce temps qu’elle perdait dans ce réseau social elle voulait l’investir en d’autres activités.

Pendant mes recherches j’ai vu qu’elle avait eu un compte qui ne ressemblait pas du tout à celles comptes qu’on retrouve normalement sur « facebook ». Elle est un cas particulier, parce qu’elle a mis des vidéos et campagnes en ligne qui luttent pour l’égalité entre femme et homme, des campagnes politiques, des films qui montrent comment chaque personne pourrait contribuer à améliorer l’environnement durable. Pour cela, je lui ai posé la question suivante :
Quel était ton but ? Et est-ce que c’était efficace de transmettre telles informations et déclaration à travers le site internet ?
J’ai eu le sentiment quelle s’est réjouie de mes recherches et de mon observation. Elle a publié des sujets qui l’intéressent et qui lui tient à cœur. A son avis « facebook » est une bonne plateforme pour transmettre de telles informations, mais elle avoue que ce n’était pas une démarche active qu’elle a juste essayé de partager ses propres idées avec d’autres. Le but était de sensibiliser tout le monde, mais pas d’une manière très active.
Donc, facebook ce n’est pas seulement un medium pour partager les nouvelles photos des dernières vacances ?
Elle approuve ce dire totalement, parce qu’elle même n’a pas mis beaucoup de photos sur le site et si on trouve des photos, ils sont vieux et ne pas d’elle.
Egalement à ce point, j’aimerais faire mes remerciements à Sibylle.


Une analyse des deux expressions suivantes :

« être ado » : Sibylle mentionne cette expression tout au début de l’interview. Là, il s’agit d’une abréviation du nom « adolescent ». Pour les jeunes c’est typique, de raccourcir des expressions c’est plus efficace, économique et compréhensible.

« tenir à cœur » : Presque à la fin, Sibylle prend l’expression tenir à cœur pour dire que ce thème de propagande l’a vraiment intéressée et que c’est un souhait intensif. La référence au cœur renforce la relation et la demande.


Une explication : Le rôle de social media, notamment « facebook » dans notre ère

L’importance, la signification et les conséquences de facebook :
Aujourd'hui, vous pouvez à peine voir quelqu'un sans un smartphone ou un ordinateur portable à la main. Que ce soit dans le métro, dans les cafés ou dans le parc, presque toujours les médias et les réseaux sociaux sont présentes. Le développement rapide des technologies de l'information et des nouvelles communautés et des réseaux numériques indiquent l’impact immense sur la façon dont nous communiquons.
Dans le monde de l’internet les utilisateurs ont de nombreuses façons de communiquer. Cela comprend par exemple le chat où on peut interagir souvent de façon anonyme.
Le monde de facebook et les interactions dans le réseau social est souvent utilisé par des jeunes.
Mais la communauté en ligne de caractère et généraliste mondial, touche pas seulement les jeunes mais de plus en plus presque tous les domaines de la vie et également des personnages âgées. En outre, « facebook » avec  plus de 950 millions domine tous les réseaux sociaux. Particulier me semble le fait qu’il y a le côté privées des utilisateurs qui donnent les dates et en même temps le côté professionnel qui prennent et travaillent avec les dates pour exister. La taille des données échangées a déjà atteint une dimension inimaginable : Plus de 100 petabyte (un nombre avec 17 zéros !) d’informations sont sauvegardé dans le concerne de facebook. 
Mais quel est le but d’un réseau social comme facebook ? Un tel réseau offre la possibilité de se présenter. Une personne qui est en ligne et qui est connectée avec un profil reçoit en même temps un certain sentiment d'unité, parce que cette personne fait partie d'une grande communauté en ligne.

Beaucoup d'adolescents utilisent les réseaux sociaux, dans le cadre notamment des amis et relations. Ils veulent rester en contact, parce que ils ont quitté la ville. Avec l’augmentation des amis sur facebook l’utilisateur a le sentiment d’être aimé. Un ami dans le monde virtuel est en fait rien de plus qu'un ajoutée sur demande de la personne en général, nous ne savons même pas l'autre ; alors que ces personnes vivent parfois dans notre environnement ou fréquentent la même école que nous.


Il est également important de considérer une autre question : La protection de la vie privée. À cet égard, il y a un certain scepticisme. Facebook est ambigu : D’un côté, un outil quotidien de communication et de collecte d'informations, de l'autre une menace incontrôlée à la vie privée. Ainsi, c’est à chacun de nous de se remettre en question et de décider si nous voulons créer un compte sur facebook, comment l’utiliser et quelles informations seront révélées. Cependant, cela nécessite une certaine éducation aux médias et plus de prudence.

dimanche 7 décembre 2014

Ouïr-voir Luana

Ouïr- Voir


Hiroshima mon amour est un film franco-japonais qui a été réalisé en 1959 par Alain Resnais. Le film se base sur le scénario de Marguerite Duras. Le film, qui a été tourné à Hiroshima et à Nevers, a été joué par Emmanuelle Riva et Eliji Okada. Dans le film les deux personnages principaux n‘ont pas de noms.

Synopsis:
Une actrice (Emmanuelle Riva) se rend à Hiroshima pour tourner un film sur la paix. Elle y rencontre un Japonais (Eliji Okada) qui devient son amant et aussi son confident pour une journée. Le personnage masculin principal lui parle de sa vie et lui répète la même phrase “Tu n'as rien vu à Hiroshima“. Le personnage féminin principal  lui parle de son adolescence à Nevers pendant la Seconde Guerre mondiale, de son premier amour pour un soldat Allemand et de l'humiliation après la libération.

Prix:
Festival de Cannes 1959
Prix Méliès en 1959.
Grand Prix de l’Union de la critique de cinéma en 1960.
Prix de la Fédération internationale de la presse cinématographique.
Prix de la société des écrivains de cinéma et de télévision.
Prix de la Fédération socialiste des ciné-clubs.
« Victoire 1959 » attribuée par les journaux Le Figaro, Cinémonde et Le Film français, après un référendum auprès des professionnels du film.
(Source: www.wikipedia.com)

Critiques:

Le film "Hiroshima mon amour" est considéré par la majorité des critiques comme un chef-d’œuvre.

- Jean-Luc Godard a déclaré : « Je me souviens avoir été très jaloux de Hiroshima mon amour. Je me disais : "ça c'est bien et ça nous a échappé, on n'a pas de contrôle là dessus." »
- Pour Claude Chabrol, Hiroshima mon amour est le « plus beau film qu['il ait] vu depuis 500 ans »
- Jean-Michel Frodon, dans sa somme sur le cinéma français, le qualifie de « film véritablement exceptionnel ».
- Toutefois, le critique Michel Mourlet, trouve le film « ennuyeux, nul et laid ». À propos d'Hiroshima mon amour et L'Année dernière à Marienbad, il écrit : « Aucune connaissance de l'acteur, aucun empire sur le décor, les éléments, aucun sens du récit, rien que de pauvres petits essais d'intellectuels qui jouent gravement à faire du cinéma ».
Remake:
H Story, œuvre du réalisateur Nobuhiro Suwa, sortie en 2001, est un film inspiré de Hiroshima mon amour, racontant l'histoire du tournage d'un remake du film d'Alain Sesnais.
(Source: www.wikipedia.com)


Analyse:

Hiroshima mon amour est  un poème sur l‘amour et la mort. Avec la ville Hiroshima, nous nous souvenons d‘un événement terrifiant. Elle rappelle la première bombe atomique et l‘appel à la réconciliation entre les peuples. Hiroshima appelle à la mémoire et aussi l'injustice à la libération de Nevers. (p.ex: le soldat allemand qui a été tué et la Française qui est tombée malade.) Hiroshima mon amour rappelle en plus que c‘est impossible de parler d'Hiroshima parce qu‘il y a un grand écart entre la représentation, alors le film et la réalité, la Seconde Guerre mondiale. Le film comme médium souligne cet écart entre l'Histoire (la bombe atomique, l'Occupation et la Libération (des faits de l‘histoire de la Seconde Guerre mondiale)) et l'histoire (deux amants à Hiroshima, deux amants à Nevers ( l‘histoire du film)).

Pour les deux séquences, j‘ai choisi deux séquences qui, à mon avis se répondent. Il y a une phrase qui est toujours dans notre tête dés le début. Elle dit toujours “J‘ai tout vu à Hiroshima“ et il continue à lui répondre “Non, tu n‘a rien vu à Hiroshima.“
La première séquence est tout au début et la deuxième est à la fin. Au milieu j‘ai mis l‘histoire d‘amour de la Française pour que tout le monde comprenne la fin. Les séquences sont très importantes car elles montrent l‘écart entre l‘Histoire et l‘histoire du film. Le paradoxe est que l‘actrice se rend à Hiroshima pour tourner un film sur la paix. C‘est très choquant car c‘est une ville à laquelle nous ne rattachons pas la paix. En plus elle continue à dire qu‘elle a tout vu. Pour moi, c‘est la phrase la plus importante dans le film. Juste à la fin, le film montre le mélange des deux histoires. Une histoire est vraie, l‘autre est fictive. Dans ces deux séquences, nous voyons bien que c‘est impossible de parler d‘Hiroshima sans que l‘on rattache à son passé.

Recherche 1:
Marguerite Duras
Marguerite Germaine Marie Donnadieu était une écrivaine, dramaturge, scénariste et réalisatrice française. Elle est née le 4 avril 1914 à Gia Định en Indochine et est morte le 3 mars 1996 à Paris. Ses oeuvres les plus célèbres sont: Moderato cantabile (1958), Le Ravissement de Lol V. Stein (1964), Le Vice-Consul (1966), La Maladie de la mort (1982), Yann Andréa Steiner (1992) L'Amant de la Chine du Nord, (1930/ 1991) et Hiroshima mon amour (1959).

Recherche 2:

Hiroshima  est une ville du Japon située sur la côte nord de la mer intérieure de Seto, sur l'île de Honshū. Elle est la capitale de la préfecture de Hiroshima et la ville la plus importante de Chūgoku. Depuis le 6 août 1945, la ville est connue pour avoir été la première cible des deux bombardements atomiques de l’Histoire, perpétrés par les États-Unis. Environ 166.000 de personnes n‘ont pas survécu la bombe atomique ou sont morts à cause des conséquences.



Rencontrer, Alessandra










Interview de David Delacroix.

Plutôt qu'une interview cela a été une très belle discussion sur le monde de la musique, sur la musique dans le monde, sur les difficultés et les joies d’un métier qui est un peu comme l’amour selon Verdi : « Croce e delizia al cor ».

A l’occasion d’une conversation avec mon cher ami David Delacroix, premier violoncelle solo à l’orchestre symphonique de Bâle, musicien affirmé, et francophone, je lui ai demandé de me raconter quand il avait décidé de jouer de ce merveilleux instrument. C’est à l’âge de 5 ans, alors que sa mère l’avait emmené pour assister à un concert de musique de chambre au théâtre de Bordeaux, qu’il découvre la musique. Face aux instruments à corde et au piano il reste tellement fasciné qu’une fois sorti du concert, il déclare : « Je serai violoncelliste ».

Il suit les étapes pour apprendre à jouer et à connaitre l’instrument : d’abord dans une petite école de quartier ; puis dans un petit conservatoire ; ensuite dans un conservatoire plus prestigieux. A 18 ans il est reçu au Conservatoire Supérieur de Paris, le plus renommé de France. C’est justement là, au cours de ses 6 années d’études, qu’il commence à faire ses premiers remplacements dans différents orchestres en cas d’absence des musiciens fixes. Ensuite il gagne son premier objectif : le concours pour le poste de premier violoncelle solo à Bordeaux, sa ville natale. Conscient d’être à la fois très doué et très chanceux, car la compétition est extrême et les concours ne sont pas fréquents, il n’hésite pas à laisser cet emploi pour un autre, loin de Bordeaux, à l’étranger. Il quitte ce poste fixe  dans sa ville d’origine pour un poste à l’orchestre de l’Académie philharmonique de Berlin, où il reste deux années. Un bon choix, jamais regretté. Deux années d’études supplémentaires dans la capitale allemande lui offrent une expérience fondamentale et l’occasion de connaître des personnages extraordinaires du milieu musical. Enfin, il gagne à nouveau un concours pour premier violoncelle solo à l’Orchestre de Bâle, position qu’il occupe actuellement.

Un long parcours plein d’épreuves à surmonter. Ténacité et constance, unies à l’amour pour la musique, sont les atouts nécessaires. David déclare d’avoir eu de la chance : les concours organisés par les orchestres ne sont pas facile à gagner. Ceux qui n’y arrivent pas, même  musiciens excellents, pour ne pas renoncer à la musique, continuent à exercer leur profession en tant que free lance. La plupart n’a pas de famille. C’est bien risqué de concilier une famille avec un travail sans salaire fixe et contrat de travail. A ce sujet, je lui demande s’il n’a pas eu des moments de découragement ou de doute sur la voie entreprise, s’il n’a jamais été tenté de choisir un métier où l'emploi est plus sûr. Il me répond qu’heureusement pour lui la question ne s’est jamais posée : il a toujours eu « l’immense chance » de réussir à atteindre le but qu’il s’était fixé. Malheureusement, ceux qui n’y arrivent pas, n’ont pas une vie facile. Celui de la musique est un monde difficile, mais, en même temps merveilleux.        

-Quel est l’aspect que tu aimes le plus dans ton travail ? – je lui demande.
- J’aime chaque minute passé avec mon violoncelle. – est sa réponse.

La musique est pour lui une source de joie, l’accomplissement du rêve qu’il poursuivait depuis son enfance, renouvellé chaque jour et comblant sa vie. La musique lui a donné un langage avec lequel communiquer « toute une palette de sentiments et d’émotions, sans parler mais dans une autre langue, qui est universelle ». C’est en cela que la musique l’a enrichi.  Tous ne sont pas capables, en jouant, de communiquer quelque chose.  Il ne suffit pas d’être un bon instrumentiste pour être un bon musicien ! Il faut avant tout aimer la musique, savoir éprouver et transmettre des émotions à ceux qui écoutent.  Le travail, la technique, oui, mais c’est le talent qui fait la différence : ce don unique, inné, qu’on ne peut pas apprendre.

Dans notre monde globalisé et centré sur les chiffres et la technique, l’art et la culture sont de plus en plus négligés et mises de côté. Alors pourquoi cela vaut-il la peine de cultiver la musique ? Il me répond que tout ce qui nous donne encore des émotions, même économiquement non quantifiables, représente un bien inestimable et indispensable à « la tranquillité de l’âme ».

Il aime la musique et sa profession, mais cela comporte des sacrifices aussi. Une vie bien compliquée que celle de David, violoncelliste à Bâle, et de sa femme Bella, professeur de Russe à la Sorbonne de Paris. Pour ne pas oublier leurs deux merveilleux petits enfants ! Une vie partagée entre les voyages et les baby-sitters, les horaires des trains et de la crèche.  Mais tous les deux sont bien heureux d’avoir un travail qui les passionnent et qui les valorisent. Bien sûr leur rêve est de pouvoir travailler dans la même ville ! En attendant, ils sont ravis de se réaliser entièrement en faisant ce qu’ils aiment.