mardi 16 décembre 2014

Voir-Ecouter, Nurgül

Interview avec Stromae sur TF1
Journal du 20h avec Claire Chazal
Date de diffusion : 30.11.2013
Personnages : Modératrice Claire Chazal (C), Stromae (S) et narrateur (N)          
Durée : 06 :25

Cette vidéo montre une interview avec le chanteur belge Stromae sur la chaîne TF1. Il  s’agit dans la conversation surtout du nouvel album de l’artiste, ‘Racine Carrée’, sorti au moins d’août de 2013. Cependant, on thématise aussi la vie et la personnalité du chanteur, afin de le faire plus connu et populaire chez son public. Quoique le reportage soit court, il contient beaucoup d’informations sur le chanteur.
J’ai choisi cette interview parce que j’aime bien la musique qu’il fait et j’ai voulu  bien savoir plus sur son personnage.






Transcription
C : Un invité exceptionnel dans ce journal. Le chanteur Stromae, artiste singulier dans l’univers, séduit déjà un large public. Il a sorti un nouvel album en août qui s’a vendu à neuf  cent mille exemplaires et/ il part en tournée, un phénomène que nous… découvrirons donc à la fin de cette édition.
[Aspiration longue] Invité exceptionnel de ce journal, Stromae, véritable phénomène musical 2013 puisque son deuxième album, sorti au mois d’août, intitulé ‘Racine Carrée’, s’est déjà vendu à près de neuf cent mille exemplaires dans le monde. Nous avons la chance de le recevoir. Il est passé nous voir [ka] ce soir à l’heure du journal et l sera sur scène à Orléans. Bonsoir/ Stromae.
S : Bonsoir
C : Merci beaucoup d’être avec nous. Alors, on va d’abord découvrir votre personnalité et aussi en exclusivité les images du troisième clip de l’album qui s’intitule ‘Tous les mêmes’. Tout c’la grâce à Romain Gauche (?)
Bande-annonce du clip ‘Tous les mêmes’ ♫ [Tous les mêmes et y ont a marre, tous les mêmes tous les mêmes, tous les mêmes…]
N : [Il chante ‘Tous les mêmes’, mais lui ne ressemble à aucun autre.]
♫ [Si tu veux finir maintenant c’est l’monde à l’envers mois je l’disais pour te faire réagir seulement, toi t’y pensais. Rendez-vous, rendez-vous, rendez-vous au prochain règlement. Rendez-vous, rendez-vous, rendez-vous sûrement aux prochaines règles]
N : Stromae, de son vrai nom Paul Van Haver, est un chanteur belge de 28 ans d’origine ruwandaise, qui a creéun style singulier.
♫Musique au fond
N : L’univers de la ‘chanson’ française sur fond de musique électro et de Hip-Hop. Stromae fait résonner sa voix grave sur des rythmes dansants et des paroles qui veulent faire réfléchir. ♫ [Outai, Papaoutai, outai, Papaoutai, outai, Papaoutai…] Sujets de société, thèmes contemporains comme dans la chanson ‘Papaoutai’ qui évoque l’absence du père. ♫[Papaoutai outai, Papaoutai] L’été dernier, ‘Racine Carrée’, son deuxième album est très vite en tête des ventes. Il court en cinq années de carrière et a déjà une solide popularité
S : [Bonjour]
Passante : Hello
N : Il faut dire que Stromae frappe un grand coup à chaque apparition
                                                                                              ♫ [Tu étais formidable, j’étais fort minable...]
N : Dans ce clip hyperréaliste il simule l’ivresse en plein Bruxelles, toure l’écorchure sans doute. On l’a trop comparé à Jacques Brel. ♫ [Fooormidable]. Stromae a été cri comme le phénomène du moment. ♫ [Formidable, j’étais fort minable]. Il est peut-être bien plus ♫[Nous étions fortmidables].
C : Alors Stromae vous n’avez que 28 ans. Vous êtes déjà l’auteur de plusieurs tubes. Comment vivez-vous, comment ressentez-vous cette popularité ?
S : Vertigineuse. Oui, j’avoue q’ça ça fait toujours peur quoi. C’est toujours parce que, je –j’préfère voir le v-verre toujours à moitié- vide pa’c que sinon c’est pas très amusant et c’est pas très excitant. (D)onc, oui j’ai toujours peur deee de quoi après en fait ?
C : Hm, et vous avez le sent-..le le, vous ‘vez bien la conscience que cette popularité, elle traverse aussi des générations. Vous touchez un public assez large au fond.
S : ça c’est oui j’avoue que c’est un super beau compliment. Jeee, pa’c que je je déteste tout c’qui est snobisme, donc forcément je n’fais ni de la musique pour les vieux ni pour les gamins. [Aspiration forte] Euuh. Je fais de la musique aa pour qui veut l’entendre et euh j’(a)voue que c’est un super compliment d’entendre et ni la musique, pour ni brancher, ni euh des fans de Hip Hop, ni eu…je fais de la musique pour les humains. Et j’avoue que c’est un super beau compliment quand on me dit que c’est intergénérationnel, donc euh je n’ai pas dire merci j-j je sais pas quoi quoi dire d’autre.
C : Alors là vous avez entrepris une grande tournée qui va vous mener...mmm... d’abord au Trianon au moins d’ décembre, puis au Zénith au printemps et à Bercy, une sorte de consécration en novembre, c’est évidemment une salle gigantesque. Est-ce que la scène est pour vous indispensable ?
S : J’avoue que dee d’aller les rencontrer tous ces gens qui ont acheté l’album et qui viennent euh pou-pour voir et par curiosité se dire qu’est-ce qui’ va nous faire en live bah c’est aussi euh euh un devoir quoi et donc j’avoue que ça m m’in-impressionne et puis euh ça donne envie simplement de communiquer quoi et euh j’avoue que à force de passer du temps en studio des fois on-on perd l’humain quoi.
C : En me’ temps les gens sont curieux de savoir quel est votre parcours, comment vous avez vécu, votre destin et aussi des chan-chansons sur votre père. On sait que, votre père, vous l’avez perdu assez jeune. Tout ça évidemment euh intrigue eet intéresse euh votre public et émeut aussi les spectateurs
S : Bb...ap-ap-après je-je je ‘fin p(e)nse que je me trompe mais je-je-j’uis pas tout à fait convaincu eeeuh d’ailleurs c’est vrai que le morceau ‘Papaoutai’ parle pas forcément de mon papa et parle plutôt de part-paternité en générale eeeuh mais j’uis convaincu que si je racontais vraiment ma vrai vie ça intéresserait personne….vraiment. [rire]
C : Alors on vous découvre quand même aussi sous un jour assez audacieux et même courageux da-dans ‘Formidable ‘ on va pas dire que c’est un tube mais tous le monde le fredonne vous l’savez. Vous n’avez pas hésité dans le clip à vous montrer vous-même euh comme un individu un peut dépravé en tous cas un peu eeuh un peu ivrognement dans les rues eeuuuh, au fond c’est c’est peut-êt’ c’est mis à nu qui touche qui touche votre public… aussi.
S : Eeuh je pense que c’était et d’ailleurs un échange que j’ai eu avec euh mon grand frère euh la famille c’est toujours important.
C : [Qui travaille avec vous d’ailleurs ?]
S : Tout à fait.  Euh qui est photographe je l’embrasse d’ailleurs Dady (?) qui me dit eeuh la veille du tournage, pa’ce que je, on ét’ évidemment en grosses hésitations, (on se) disant commet faire ce tr’ caméra cachée ou pas. [Aspiration] il m’a il m’a dit bah avec euh pourquoi est-ce que t’as peur ? Je lui dit bah parce que j’ai peur pour mon image. Il m’a dit ton image/ ? Depuis quand est-ce que tu parles de ton image ? Si tu parles de ton image c’est que t’as changé donc je fais (o) k que c’est bon merci je ne m’dis plus j’y vais tout de suite et j’ fonce
                                                                                                          [C : ‘Racine Carrée’ c’est aussi donc eeuh l’idée que voues êtes un êt’ construit assez solide euh voir mm exigerait méticuleux/ c’est c qu’on voit dans ce dans ce travail, c’est ce qui vous caractérise/
S : Peut-êt’ méticuleux en tout cas euh et ça c’est pour voir le verre à moitié rempli et à moitié vide, c’est que ça risque un maniaque relou eeuh que je suis/
                                                           C : (rire doucement)
S : Eeuh je-j-j’ai pas l’impression que j’sais exactement c’ que je veux et je pense que euh ce qui me caractérise c’est qu’en fait justement je sais pas, c’est un jour c’est noir, un jour c’est blanc [Aspiration forte]. Euh bâtard que je suis euh moitié moitié euh voilà le montre bien euh, mais c’est vrai que je-je sais jamais en fait, je sais jamais et c’est ça mon problème et qui fait ma particularité sur mo(i) quoi.
                                               [C : Et sûrement l’intérêt évidemment des-des chansons de ce que vous écrivez, de ce que vous composez. On vous compare/ souvent à Jacques Brel, j’ais pas si euuuuh évidemment c’est c’est f-flatteur mais j’ais pas si vous avez envie d’accepter cette comparaison\
S : Brel, c’est plus par respect. Pour lui, son parcours, son œuvre que euh je-je n’accepte pas ouuu je prends très bien, c’est un très beau compliment mais, par pudeur je préfère laisser là où il est parce queee/ [Aspiration] jamais je n’oserais m(on) comparer à lui. [rire]
C : C’est Stromae ! Merci infiniment d’être venu nous voir et d’être passé sur cee plateau. Evidemment, on vous fait beaucoup d choses pour cette euh tournée et l’album donc ‘Racine Carrée’/ qui est en vente depuis le moins d’août dernier. Merci infiniment de votre présence.
                                                                                   S : [Merci, merci] doucement



Analyse de l’interview
Dans cette analyse je vais jeter un regard sur quelques types d’argument utilisés dans l’interview et je vais aussi faire des remarques sur le vocabulaire.
Comme il s’agit d’une interview à la télévision, on constate tout de suite que le langage de la modératrice et formel et soigné. Elle vouvoie son invité et montre aussi une certaine distance à lui. Au contraire, Stromae utilise un registre moins élevé ce qui ne veut pas dire qu’il se sert d’un langage familier. Ce qui est frappant, c’est le fait que le chanteur commence presque chaque phrase avec le verbe avouer. Il dit alors toujours ‘J’avoue que…’ au lieu d’utiliser une autre formule. Parfois il le répète même plusieurs fois dans un seul énoncé. Il dit aussi quelque fois quoi à la fin de ses phrases, un mot explétif appartenant au langage quotidien. Cet explétif n’a pas de rôle grammatical, mais sert plutôt à assurer la transmission de ce qui est dit à l’interlocuteur ou simplement pour orner la phrase.
Un autre phénomène linguistique, très fréquent dans la langue française, est l’omission des syllabes et des lettres, générée par la vitesse de parole et l’économie de la langue. Comme dans les exemples : pa’c que, peut-êt’, m’dit, j’uis. Ce phénomène est clairement audible dans toute l’interview. Stromae a souvent l’air d’hésiter et de réfléchir quand il répond aux questions, ce qui se montre dans les expressions euh ou et. Il faut quand même admettre que cette hésitation est normale, comme il s’agit des réponses spontanées et non pas réfléchies à l'avance. On rencontre dans l’interview également des anglicismes comme : tube, snobisme, en live, fan, qui ont affaire avec la branche de la musique, puisqu’elle est influée par le monde anglophone.

Quelques types d’argument

Argument de causalité
-Je déteste tout c’qui est snobisme, donc forcément je n’fais ni de la musique pour les vieux ni pour les gamins.
- J’avoue que à force de passer du temps en studio des fois on-on perd l’humain quoi.
-Si tu parles de ton image c’est que t’as changé.

Argument par les faits
- On sait que, votre père, vous l’avez perdu assez jeune. Tout ça évidemment euh intrigue eet intéresse euh votre public et émeut aussi les spectateurs.

Argument  ad personam

-Euh bâtard que je suis euh moitié moitié euh voilà le montre bien euh, mais c’est vrai que je-je sais jamais en fait, je sais jamais et c’est ça mon problème et qui fait ma particularité sur mo(i) quoi.

dimanche 14 décembre 2014

La Reine Margot - Jana Lichtin (version révisée)

Le film en bref
„La Reine Margot“ est un drame historique de 159 minutes qui joue dans la France de 1572, réalisé en 1994 par Patrice Chéreau d’après le roman d’Alexandre Dumas publié en 1845.
Les acteurs principaux sont Isabelle Adjani qui joue la reine Margot, Daniel Auteuil, Jean-Hugues Anglade, Virna Lisi et Vincent Perez. Le film a gagné deux prix au Festival de Cannes et cinq Césars.

Analyse



                                        



Les deux séquences choisies sont seulement séparées quelques minutes dans le récit et quelques jours dans le temps de l’histoire mais ils se présentent d’une manière très différente. La première scène montre les noces d’Henri et Margot de Navarre, on voit des fêtes à la cour et Margot parle des différents hommes présents à la fête, ce qui montre qu’elle n’est pas du tout amoureuse de son mari, c'est en fait un mariage politique auquel elle a été forcée.
La deuxième scène montre le jour après le massacre de la Saint-Barthélemy. Les rues de Paris sont pleines des hommes massacrés et la scène est marquée par un silence de mort et Margot traverse les cadavres à la recherche de son amant. L'importance particulière des deux scènes existe seulement si on les analyse ensemble parce qu'elles montrent en fait cette contradiction réelle entre le mariage comme union entre catholiques et protestants et le massacre brutal des protestants quelques jours après. 

Le film se place dans un contexte historique réel mais l'histoire est fictionnalisée. Il joue autour le massacre de la Saint-Barthélemy et raconte l'histoire de Margot de Valois qui est forcée au mariage avec Henri de Navarre et tombe amoureuse d'un noble protestant qui s'appelle de la Môle. Sa vie est aggravée par les guerres des religions et les intrigues à la cour. Les thèmes principaux sont intrigues, les amours promiscuité et les tromperies.


Contexte historique
La France du 16ième siècle était troublée par les guerres des religions entre les catholiques et les protestants, appelés les huguenots et le royaume se trouvait dans une position faible. Le pays était gouvernée par la famille des Valois, dans laquelle Catherine de Medici, la reine mère jouait un rôle important parce que c’était elle qui prenait beaucoup de décisions politiques pour leurs fils qui étaient encore trop jeunes ou trop faibles pour régner. Son plus grand but était de préserver la paix en France ce qui devenait de plus en plus difficile à cause des grandes tensions sociales et religieuses. Sous le règne de Charles IX en 1572 le mariage entre sa sœur catholique Margot et le protestant Henri de Navarre qui était prince de sang fut arrangé comme acte symbolique en faveur de la paix. C’était un signe d’une apparente concordance mais quelques jours après tout espoir était détruit par le massacre de la Saint-Barthélemy auquel milles de protestants étaient brutalement tués.
Le massacre de la Saint-Barthélemy avait comme conséquence un affaiblissement durable des huguenots, car beaucoup de ceux qui ne furent pas tués furent choqués et ont abjurèrent leur foi.


A qui la faute ?
La Saint-Barthélemy est ancrée dans l’histoire de France et a été adaptée beaucoup de fois en littérature et en art. Beaucoup de gens, non seulement des artistes et des écrivains mais aussi historiens, ont abordé et abordent toujours ce massacre et essaient d'en donner une explication.










François Dubois : Le Massacre de la Saint-Barthélemy (après 1576).





Sur la peinture de François Dubois, un peintre huguenot, qui a survécu au massacre,  on voit Catherine de Médicis devant des hommes morts, ce qui implique qu’elle les a tué. En fait on a long temps accusé la reine mère d’avoir organisé ce massacre et c’est aussi montré ainsi dans le film.








Du point de vue historique actuel il est plus probable que la famille royale ait perdu le contrôle sur le royaume et les catholiques intransigeants et que ça n’était jamais le but de massacrer  autant de protestants. On peut estimer que le roi ou la reine-mère ait ordonné la mort de l’amiral protestant Coligny et qu’on voulait en fait tuer les meneurs huguenots mais non pas des gens de la population civile. De plus il est assez improbable que le massacre ait été préparé depuis longtemps et que le mariage entre Margot et Henri de Navarre n'ait été qu’un manœuvre de diversion.


jeudi 11 décembre 2014

Rencontrer: Luana

“J‘aime bien l‘ambiance, la neige, le fait de passer des bons moments en famille“

Comment une jeune étudiante passe les fêtes de Noël aujourd‘hui et quelle valeur ont les fêtes dans sa vie




À la fois sociologue et historien américain du 20ème siècle, Roy Lemon Smith, philosopha  entre autre sur la vie quotidienne. À lui se rattache cette citation très célèbre: “Celui qui n‘a pas Noël dans son coeur, ne le trouvera jamais au pied d‘un arbre.“ Selon Smith, la magie de la fête de Noël se trouve dans le coeur, dans l‘ambiance et dans la fête elle-même et non pas sous le sapin où il y a probablement chaque année des cadeaux pour  petits et grands. Une question qui se pose à ce sujet est si c‘est vraiment le cas aujourd‘hui. Un préjugé courant est que beaucoup de gens perdent la vue sur l‘essentiel, c‘est-à-dire que dans la religion chrétienne, on fête la naissance de Jésus Christ. En fait, pour vérifier cette thèse, ce qui tombe sous le sens est d‘interviewer une jeune étudiante sur le sujet de Noël.  
Quinze jours avant Noël, nous nous retrouvons à Bâle. Une ville qui est aussi connue pour le “Weihnachtsmarkt“, le marché de Noël. Nous sentons l‘odeur de vin chaud et de biscuits délicieux partout. Dans les tram, nous voyons des enfants avec leurs mères couverts avec des manteaux d‘hivers et des écharpes. C‘est le chaos total. Tout le monde veut acheter des cadeaux, les enfants se plaignent parce qu‘ils ne reçoivent pas ce qu‘ils veulent, des vendeur et vendeuses qui se surmènent à cause de la vage d‘achats.
Là, dans un café lointain de ces évènement, nous retrouvons une jeune étudiante assise sur une chaise qui goûte son chocolat chaud du bout des lèvres. Au fond de ce café, nous commençons à bavarder un peu et à faire plus ample connaissance.
La jeune qui s‘appelle Nora, me dit deux mots sur sa personne. Elle a 20 ans et fait ses études de droit à Bâle. Elle a grandi bilingue. “J‘habite près de Nyon entre Lausanne et Genève“, dit elle.
En m‘intéressant à son origine, je l‘intérrogeait sur ses coutumes de Noël.
Sur demande comment elle passe les fêtes, elle me dit: “Souvent le 24 décembre, on fête Noël en famille, avec mes parents, ma soeur et mon frère.“ Elle mentionne l‘usage du bon repas en famille et des cadeaux sous le sapin lors de la veille de Noël. Chez elle, ce n‘est pas le seul jour qu‘elle fête au mois de décembre. Le 25 décembre est aussi destiné à la famille, dit Nora. “ Jusqu‘ il y a deux ans“, dit la jeune étudiante lors de la question si dans sa famille ils soignent des traditions,“ on avait un “Schutzengel“ qui emmenait les cadeaux  pendant qu‘on était parti pour aller à la messe.“  Du coup, elle mentionne aussi que la tradition d‘aller à la messe disparaît lentement. Ce qui est resté pendant les années c‘est la coutume du repas particulier pris en famille. Mais ce qu‘elle plaît de Noël est contre toutes préjugés, le fait d‘être en famille. Nora me dit à ce propos: “J‘aime bien l‘ambiance, la neige, le fait de passer de bons moments en famille, de voir les cousins, les cousines qu‘on voit pas toujours.“ Pour elle, c‘est vraiment une fête de famille. Même si elle mentionne l‘origine de cette fête, la naissance du Christ, je crois qu‘il y a eu une transformation, voir une modification de la raison de fêter Noël. Dans les années passés nous avons vécu un report de la raison de fêter Noël. D‘une fête qui célèbre l‘arrivée au monde de notre sauveur, la fête s‘est transformée en une coutume proche au coeur. Nous la passons avec nos chers, notre famille et nos amies. Nous prenons une journée festive pour un repars avec notre famille. Nous sommes dans l‘ans 2014 et tout le monde a peu de temps. Le travail, les études, les enfants. Mais à Noël comme pour magie, toute la famille prend un temps mort pour coûter la vie et l‘ambiance d‘être ensemble. Même si nous offrons des cadeaux à Noël, ce n‘est pas la seule chose qu‘on en retient, mais c‘est ce que nous avons dans le coeur, comme l‘avait dit Smith déjà il y a 100 ans. Comme dans notre discours sur Noël, Nora me raconte aussi d‘un cadeau qui ne lui a pas plu du tout: “Je me souviens quand j‘étais petite une fois, ma soeur et moi nous avons reçu un gros camion, un jouet en plastique, et nous, on était tout déçues, on avait préférée  recevoir une poupée.“  Ces mots confirment que les cadeaux sont aussi très présents et attendus par les plus petits. Ils jouent un rôle assez important dans notre société. Mais ce qui est plus important que les cadeaux, est ce qu‘on a dans le coeur ou qu‘on sent lors de Noël. Tout en remarquant que quand les petits grandissent, ils apprécieront aussi la magie de la fête en partageant un moment de joie avec d‘autres.




Recherche 1:

La légende du Père Noël

Il y a longtemps, en 270 après Jésus Christ, Nicolas de Myre naquit dans la cité de Patara, en Asie mineure. Aujourd‘hui c‘est le territoire de la Turquie. Le jeune homme s‘est converti très tôt au Christianisme et fut nommé évêque de Myre par l‘Eglise.
Il est  saint patron et protecteur des enfants et est l‘ancêtre du Père Noël. Ainsi l‘homme parcourt le monde pour distribuer des cadeaux aux enfants qui ont été sages.
Mais il mourut comme martyr en 350 après Jésus Christ. Selon la légende, le jour de la mort de Nicolas de Myre était un 6 décembre. Les Romains tuèrent Nicolas de Myre en le décapitant. Après  le meurtre, il jaillit une fontaine d‘ huile de son cou. Peu après, l‘Eglise choisit de célébrer le saint chaque année. Quand des moines montrèrent la tombe de Saint Nicolas à des soldats italiens, les os du saint étaient dans un liquide, de l‘huile. L‘huile était au Moyen-Âge une huile sainte qui pouvait guérir des malades.
Puis, dans le courant du 12ème siècle, un chevaler lorrain revenant d‘une croisade par Bari où étaient conservées les reliques du Saint Nicolas, exporta le culte dans le nord de la France.
Au fil des siècles, le culte du Saint Nicolas évolua jusqu‘à devenir ce que l‘on connaît aujourd‘hui. Un homme vieux vêtu en rouge et avec une barbe blanche qui donne aux enfants obéissants des cadeaux.
Pour les enfants qui n‘ont pas été obéissants, il y a le Père Fouettard qui les punit. Ce personnage a une origine historique précise. Au 16ème siècle, lors du siège de Metz par les troupes de Charles Quint, les habitants tournèrent l‘image de ce dernier en brûlant un mannequin. Ce mannequin a été nommé Père Fouettard.

(Sources:
http://www.histoire-fr.com/dossier_pere_noel.htm
http://www.linternaute.com/actualite/histoire/les-origines-de-noel/saint-nicolas-et-pere-fouettard.shtml)



Traduction et modification d‘un poème pour les enfants du suisse allemand au français:

Poème original:

Vorwiehnacht im Himmel

Im Himmel, im Himmel,
Gits schaffe bis gnue.
S Chrischtchindli list Briefli
Und lächlet derzue.

Die Bäbi, die Bäbi,
Wo d Meitschi doch wei. -
Bouchäschte wei d Buebe
Vo Holz und vo Stei.

Die Rössli, die Rössli,
S hört lang no nit uuf
Und d Ängeli finde
Schier nümme dr Schnuuf.

Im Himmel, im Himmel,
bym guldige Tor,
Hets Päckli ganz Bärge,
So vil wie keis Johr.

(Beat Jäggi, Freud im Huus, 1990)

Pendant l‘avent au ciel

Au ciel, au ciel,
On s‘efforce à créer des nouveautés
Un ange se réjouit de ses lettres
En souriant avec autant de bonté.

Les cadeaux, les cadeaux,
que tout enfant désire-
Et les biscuits délicieux
qui font aux adultes plaisir.

Les anges, les anges,
qui apportent les voeux de nos enfants.
on ne les peut pas retenir,
des faire des cadeaux extravagants.

Au ciel, au ciel,
devant la porte de Saint Pierre
il y a des montagnes de cadeaux
prêt à porter sur la terre.

(Luana Pergher, 2014)

Performance Luana et Jana (version révisée)







Présentation du dialogue et de son auteur:

Pour la 5ème tâche nous avons cherché un dialogue et nous l‘avons trouvé sur le site internet suivant. (https://francebienvenue1.wordpress.com/about/)
Sur ce site, tous le monde peut apprendre le français comme langue étrangère.
Il s‘agit d‘un groupe d‘étudiants qui élabore chaque semaines des conversations authentiques avec lesquelles nous pouvons entraîner l‘oral. Pour notre tâche nous avons modifié un dialogue qui est sur ce site. (Le dialogue: https://francebienvenue1.wordpress.com/2014/01/18/pour-ses-beaux-yeux/)


Dialogue: Pour tes beaux yeux

Transcription:

J: Jana
L: Luana

L: Bon, Jana, nous avons parlé l‘autre jour du fait qu‘on fait la même chose, entre autre, le matin dans la salle de bain. On met des lentilles avant de sortir, n‘est-ce pas?
Mais alors, depuis quand tu portes des lentilles?
J: Oui c’est ça. Je les porte depuis cette année, c’est tout récent alors. J’ai encore des difficultés à les mettre.
L: Ah, oui. C‘est très difficile de les mettre en... eh sur ? Sur les yeux. Comment on dit ? Sur ou dans?
J: Sur les yeux, oui. Jusqu’à l’année dernière j’arrivais même pas à les mettre mais maintenant ça va mieux.
L: Eh oui, alors depuis quand tu portes des lunettes?
J: Les lunettes… euh depuis… Je les ai portées depuis le CP.
L: Alors, tu es myope ou presbyte?
J: Myope.
L: Donc, tu ne vois pas au loin?
J: Oui exactement. Je ne vois pas au loin sans lunettes, donc il fallait toujours les mettre.
L: Oui, je te comprends. Tu en as marre des lunettes.. C‘est ça?
J: Bon… ma … ma vue s’est aggravée en fait. Je… au début c’étaient des lunettes de repos mais donc… comme ma vue s’est aggravée, je préférais des lentilles, c’est moins gênant ainsi.
L: Alors c‘est mieux de sortir avec les lentilles?
J: Ah oui, c’est moins gênant et plus pratique surtout !
L: Et oui, je ne sais pas, mais chez moi, ça corrige vraiment très bien. On voit vraiment très bien.
J: Tout à fait, moi aussi, je vois très bien avec les lentilles !
L: Alors, c‘est magnifique!
J: Tout à fait.
L: Alors tu as deux choses en même temps. Tu vois bien et c‘est plus pratique, plus beau aussi.. On voit mieux tes beaux yeux ;)
J: Ouais… et le sport. Surtout pour le sport c’est plus pratique. Pour le sport de combat en fait, c’est trop dangereux de porter des lunettes, mais sans lunettes donc je vois rien ! C’était toujours un problème pour moi mais maintenant avec les lentilles… ça va super bien !
L: Ah, oui. Le sport. Depuis que je danse, je ne peut plus aller aux entraînements sans mes lentilles. Les lunettes tombent toujours et puis je ne peux pas bouger comme je veux.
J: Voilà c’est ça.
L: Et oui, quand on a eu des cours de sport au lycée. Avec les lunettes on risquait de casser les verres en cas de collision avec un ballon...
J: Oui je te comprends.. on peut même se blesser.
L: Et comment tu fais le soir? Tu les mets dans un liquide ou as-tu des lentilles pour un jour?
J: Non non je n’ai pas de lentilles pour un jour. Je les mets dans un produit… euh je les trempe dedans et puis je les mets directement sur les yeux.
L: Ah, oui. Intéressant. J‘ai les deux. Des lentilles pour un jour et des lentilles pour un an même. Mais les produits coûtent vraiment cher.
J: C’est vrai… il est cher le produit.. Mais chez moi ma mère le paye… le produit.
L: Moi, je dois le payer moi- même..
J: Ah oui c’est cher donc… mais je crois que ça vaut la peine pour les lentilles.
L: Mais, j‘ai aussi des lunettes... Pour reposer les yeux de temps en temps . Toi aussi?
J: Oui oui bien sûr. Moi aussi ... euh j’ai des lunettes de repos mais bon, je les porte seulement chez moi, pas pour sortir.
L: Et oui... Aujourd‘hui on peut acheter des lunettes bien en vogue. ;) Au jour d‘aujourd‘hui c‘est quelquefois plus en vogue de mettre les lunettes que les lentilles. C‘est comme un accessoire.. Il y a des gens qui achètent des lunettes qui ne corrigent pas pour être à la mode.

J: C’est vrai… mais bon moi, personnellement j’aime pas les lunettes, euh moi, je préfère les lentilles. Pour des raisons pratiques mais aussi esthétiques.



L’importance de ce dialogue

Le dialogue qu’on a choisi est tiré d’une conversation de tous les jours dont le sujet touche beaucoup de gens. Il s’agit d’un entretien sur l’usage et les problématiques des lunettes et des lentilles avec lesquelles les gens qui les portent sont confrontés régulièrement au quotidien quant au sport, aux finances et à la mode. Bien que le dialogue soit imité, la thématique est aussi réelle qu'actuelle et se présente donc d'une manière authentique.